Make pour démarrer vite, n8n pour garder la main. Make héberge tout dans le cloud de son éditeur : vous branchez vos outils et ça tourne en quelques heures, mais l'abonnement grimpe avec le volume. n8n s'installe sur un serveur que vous contrôlez : vos données restent chez vous, le logiciel est gratuit, seul le travail d'installation et d'entretien se paie. Chez EOCHE, un projet d'automatisation se chiffre en devis fixe, outil compris. La vraie question n'est pas le nombre de connecteurs : c'est où finissent vos données et si vous pourrez changer d'avis sans tout reconstruire.
Les deux outils font le même travail, pas au même endroit
Les deux logiciels font le même métier : relier vos outils entre eux pour qu'une tâche répétitive se fasse toute seule. Un devis qui part par mail, une commande qui s'inscrit dans un tableau, un stock qui se met à jour. La différence n'est pas dans ce qu'ils font, mais dans l'endroit où ils vivent.
Make tourne dans le cloud de son éditeur. Vous créez un compte, vous connectez vos applications, et une automatisation simple peut fonctionner le jour même. n8n s'installe sur un serveur que vous contrôlez. Le logiciel ne coûte rien, vos données ne quittent pas votre serveur, mais quelqu'un doit l'installer et le tenir à jour.
Cet écart d'hébergement pèse sur tout le reste : vos données, votre facture et votre liberté de changer d'outil.
Ce que font n8n et Make
Un outil d'automatisation, c'est un logiciel qui exécute une suite d'actions à votre place quand un événement se produit. Vous décrivez le scénario une fois (« quand un client remplit le formulaire, crée une fiche et envoie-moi une alerte ») et l'outil le rejoue sans intervention.
Le plus connu du grand public s'appelle Zapier. Make et n8n jouent dans la même catégorie. On les manipule surtout à la souris, en reliant des blocs entre eux. Un peu de logique suffit, sans être développeur.
Le nombre de connecteurs ou l'allure de l'interface pèsent peu dans le choix. Ce qui compte, ce sont les deux questions qui suivent.
Où vivent vos données
Chaque automatisation manipule des informations sensibles : coordonnées de clients, montants de commandes, contenus de devis. La question à se poser avant tout : par où passent ces données, et où sont-elles stockées ?
Avec Make, elles transitent et sont conservées sur les serveurs de l'éditeur. C'est pratique, vous n'avez rien à gérer, mais vous confiez ces informations à un tiers, avec ses propres conditions.
Avec n8n auto-hébergé, elles restent sur un serveur que vous choisissez. Vous pouvez l'héberger en Europe, ce qui simplifie votre conformité au RGPD, le règlement européen sur les données personnelles : vos données ne sortent pas d'un cadre que vous maîtrisez. Pour une entreprise qui traite des données clients en volume, ce point n'est pas un détail juridique lointain : c'est ce qui vous permet de répondre clairement le jour où un client vous demande où finissent ses informations.
Pouvez-vous partir sans tout refaire
C'est la question qu'on oublie au démarrage et qui coûte cher trois ans plus tard : si vous voulez changer d'outil, que se passe-t-il ?
Avec Make, vos scénarios vivent dans l'outil. Si l'éditeur augmente ses tarifs, modifie ses conditions ou ferme un connecteur dont vous dépendez, vous n'avez pas de bouton pour tout emporter ailleurs. On appelle ça la dépendance à l'éditeur : plus vous construisez, plus il devient coûteux de partir.
Avec n8n, le logiciel vous appartient dans son fonctionnement. Vous pouvez déplacer votre installation d'un serveur à un autre, garder vos scénarios, changer d'hébergeur sans redémarrer de zéro. Vous n'êtes pas prisonnier d'une facture qui augmente.
Concrètement : avec n8n, une hausse de tarif de votre hébergeur se compare et se négocie. Avec Make, le coût de sortie grandit à mesure que vos scénarios s'accumulent.
Le coût réel : un abonnement qui grimpe ou un serveur à entretenir
Comparer les deux sur le prix affiché est trompeur. Make se paie à l'abonnement, calculé sur le volume d'opérations. Tant que vous automatisez peu, c'est bon marché. Le jour où le volume monte (plus de commandes, plus de scénarios), la facture mensuelle grimpe, et elle ne redescend pas.
n8n, lui, est gratuit dans sa version auto-hébergée. Ce qui se paie, c'est le travail autour : installation, configuration, mise à jour et surveillance du serveur. Ce coût, modeste, figure noir sur blanc dans le devis, une fois, plutôt qu'en abonnement qui suit votre croissance.
Nous avons détaillé ces postes dans notre article sur le vrai coût d'une automatisation n8n, sans surprise. Make coûte moins cher pour démarrer petit, n8n devient plus économique dès que l'usage s'installe. Chez EOCHE, un projet d'automatisation se chiffre en devis fixe, outil compris.
Facilité de prise en main : là où Make a une longueur d'avance
Sur le démarrage, Make est plus simple. Rien à installer, une interface soignée, des modèles tout prêts. Sa bibliothèque de connecteurs (les branchements prêts à l'emploi vers des applications courantes) est aussi plus fournie : pour des outils grand public, ça gagne du temps. n8n en propose moins d'office, mais il sait appeler n'importe quelle API, c'est-à-dire se connecter à presque n'importe quel logiciel qui expose une porte d'entrée, même un outil métier peu répandu. Un patron débrouillard peut monter un premier scénario Make seul en une soirée.
n8n demande une étape de plus : il faut un serveur, et l'installer proprement. C'est précisément le travail que vous déléguez plutôt que de le porter vous-même. Une fois en place, l'usage au quotidien est comparable : on relie des blocs, on teste, on ajuste.
L'avance de Make est réelle, mais elle se joue surtout au premier jour. Sur les années qui suivent, ce sont les deux questions plus haut, vos données et votre liberté de partir, qui pèsent le plus.
Les 6 critères pour choisir
| Critère | Make | n8n |
|---|---|---|
| Vitesse de démarrage | Prêt en quelques heures | Serveur à installer d'abord |
| Où vivent vos données | Serveurs de l'éditeur | Serveur que vous contrôlez, en Europe si besoin |
| Connecteurs prêts | Bibliothèque plus fournie | Moins d'office, ouvert sur mesure |
| Coût quand le volume monte | La facture grimpe avec l'usage | Logiciel gratuit, coût stable |
| Liberté de partir | Difficile, dépendance à l'éditeur | Installation déplaçable, vous gardez la main |
| Entretien technique | Rien à gérer | Mises à jour et surveillance à assurer |
Aucun critère ne suffit seul : c'est leur combinaison qui décide.
Trois questions pour trancher
Encore hésitant après le tableau ? Répondez à ces trois questions, dans l'ordre :
- Traitez-vous des données clients en volume ? Coordonnées, commandes, montants qui passent chaque semaine. Si oui, n8n prend l'avantage.
- Ce volume va-t-il croître dans les mois qui viennent ? Si oui, l'abonnement Make grossira avec, alors que n8n reste à coût stable.
- Voulez-vous un résultat cette semaine, sans rien installer ? Si oui, Make démarre plus vite.
Deux « oui » sur les deux premières questions : partez sur n8n. Un « oui » franc sur la troisième, avec de petits volumes : Make fait l'affaire pour démarrer.
Un cas concret : la précommande groupée pour un CSE
Pour un comité social et économique (CSE), nous réalisons une précommande groupée en ligne, dont la livraison est en cours. Elle repose sur Make et Airtable : Airtable porte les grilles et les modes de retrait, Make numérote chaque commande et prévient le client. Le bon outil se choisit au cadrage, selon vos données et votre volume.
Le montage détaillé (déclencheur et étapes) figure dans nos 5 exemples d'automatisation à copier.
Et si vous vous trompez : peut-on changer d'outil plus tard
Rien n'est irréversible, mais changer d'outil n'est pas indolore. Il n'existe pas de bouton magique qui transporte un scénario Make vers n8n ou l'inverse. Chaque automatisation doit être reconstruite, une par une.
Concrètement, migrer de Make vers n8n signifie recréer chaque scénario dans le nouvel outil, le tester, puis basculer. Sur une ou deux automatisations, c'est une demi-journée. Sur quinze scénarios imbriqués, c'est un vrai projet.
Si vous démarrez sur Make pour aller vite, faites-le en sachant que la sortie a un coût. Si le volume et les données clients sont là dès le départ, partir directement sur n8n vous épargne la migration.
Notre position : ce qu'on installe et pourquoi
Par défaut, nous installons n8n. Pas par principe technique, mais parce que la plupart de nos clients veulent la même chose : que leurs données restent chez eux, et un coût qui ne grimpe pas tout seul quand l'activité se développe. Nous réservons Make aux cas où la priorité absolue est de tester une idée en quelques jours, sans engagement.
Dans les deux cas, le principe est identique : vous ne payez pas un abonnement caché à un logiciel, vous payez un travail (installation, réglages, mise en service) chiffré à l'avance, et le devis signé est le montant payé. Nos offres et nos réalisations sont publiques.
Avant tout engagement, nous vous envoyons par écrit, sous 48 h, un diagnostic gratuit qui vous dit lequel des deux outils correspond à votre cas, et pourquoi.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre n8n et Make ?
Les deux relient vos applications pour automatiser une tâche répétitive. Make fonctionne uniquement dans le cloud de son éditeur, prêt en quelques heures. n8n s'installe sur un serveur que vous contrôlez : vos données restent chez vous et le logiciel est gratuit.
n8n ou Make : lequel est le moins cher pour une PME ?
Pour de petits volumes, Make coûte moins cher au départ grâce à son abonnement mensuel bas. Dès que le volume monte, l'abonnement grimpe et n8n devient plus économique, car le logiciel est gratuit. Chez EOCHE, un projet d'automatisation se chiffre en devis fixe.
Où sont hébergées mes données avec Make et avec n8n ?
Avec Make, vos données transitent et sont stockées sur les serveurs de l'éditeur. Avec n8n auto-hébergé, elles restent sur un serveur que vous choisissez, hébergé en Europe si vous le souhaitez. C'est la principale différence de nature entre les deux outils.
Make couvre-t-il plus d'outils que n8n ?
Make dispose d'une bibliothèque de connecteurs plus fournie pour les applications grand public, un vrai gain de temps au lancement. n8n en propose moins d'origine, mais compense sur les outils métier peu répandus. Le nombre de connecteurs seul ne tranche pas : l'important est que l'outil dont vous avez besoin soit couvert.
n8n est-il vraiment gratuit ?
Le logiciel n8n est gratuit dans sa version auto-hébergée. Ce qui se paie, c'est l'installation, la configuration et l'entretien du serveur qui l'héberge. Chez EOCHE, cette prestation complète est chiffrée à l'avance dans le devis, sans abonnement caché.
Parlons de votre projet
On vous envoie par écrit, sous 48 h, un audit gratuit qui tranche pour votre cas. Une question rapide ? Écrivez à contact@agence-eoche.fr ou appelez le 07 82 81 30 30.